Comportementaliste félin

Mieux connaître votre chat

  • Période prénatale
    • Gestation calme et femelle en bonne santé
    • Influence sur la gestion émotionnelle des chatons
    • Premiers échanges tactiles quand la mère se lèche le ventre
    Période néonatale (0 à 7-10 jours)
    • Totalement dépendant : sourd et aveugle
    • Ouverture des yeux et des oreilles
    • Mère : léchage, toilettage, transport, chaleur, défense
    • Olfaction : Orientation vers les mamelles de la mère
    • 8 à 10 repas/jour
    • Déplacement par reptation
    • 95% de sommeil
    • Réflexes : succion, fouissement, immobilisation, etc.
    • Les 3 premières semaines la femelle se met en position d’allaitement
    • L’orientation se fait grâce à l’odeur de la mère et en recherchant la chaleur
    Période de transition (7 – 10 jours à 15 – 20 jours)
    • Début autonomie sensorielle et motrice - démarrage de la marche
    • Vue et audition : le chaton commence à répondre aux sollicitations visuelles et auditives
    • Début de la régulation de la température corporelle
  • Période sensible (2 semaines à 2 mois)
    • Très réceptif à son environnement
    • Attachement filial et social
    • La mère reste une base sécurisante
    • Socialisation : apprendre à interagir, à communiquer avec les autres chats
    • Familiarisation : apprendre à interagir avec les autres espèces (humain, chien, etc.)
    • Habituation à son milieu : découvrir les objets, les bruits de la maison, l’extérieur, le jardin, etc
    • Les évènements auront une influence à long terme
    • Début du sevrage alimentaire entre 4 et 8 semaines
    • Elimination autonome entre 3 et 5 semaines
    Détachement (2 à 6 mois)
    • Sevrage, donc période d’apprentissage à la vie en autonomie
    • Vers 12 – 16 mois, sevrage affectif et éducatif complet
    • Puberté vers 6 mois

Comprendre comment le chat perçoit son environnement aide à mieux appréhender ses comportements.

  • La vue
    • Contrairement à une idée reçue, le chat ne voit pas très bien dans le noir complet, mais il a une vision performante dans la pénombre (7 fois meilleure que celle de l’humain). La lueur des étoiles lui suffit pour avoir une bonne vision.
    • La nuit, l’aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellule de la rétine qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui multiplie l’acuité visuelle.
    • Il aime par exemple chasser à l’aube ou au crépuscule. Les vibrisses et son audition très élevée participent à ses performances de chasseur.
    • Le chat ne peut pas distinguer le rouge, mais arrive à voir le bleu, le vert (un peu moins bien) et leurs combinaisons vert/jaune/bleu/violet.
    • Son champ visuel est de 280°, pour 180° chez l’humain.
    • En revanche, il voit mal une proie immobile. Il a une mauvaise vision sur les images fixes, alors qu’un objet en mouvement lui apparaît beaucoup plus net. D’autre part, il ne voit pas très nettement à moins de 25 cm. Il voit également mal de loin en plein jour, comme il est myope.
    L’ouïe
    • Le chat peut pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser la source d’un bruit à distance.
    • Son spectre auditif est l’un des plus développé du règne animal.
    • Il perçoit les basses fréquences, mais aussi des fréquences très hautes, les ultra-sons, notamment émis par les rongeurs.
    • Il perçoit jusqu’à 60 KHz, alors que l’oreille humaine est limitée à 20 KHz.
  • L’odorat
    • L’odorat du félin est développé et lui permet souvent de détecter la nourriture avariée ou empoisonnée.
    • Il possède 65 millions de cellules réceptrices olfactives, contre 5 million pour l’humain.
    • Il percevrait les odeurs au moins 50 fois mieux que nous.
    • Le chat mange d’abord avec son nez plutôt qu’avec sa langue. C’est pourquoi il flaire tout aliment avant de se nourrir.
    • Si l’odeur ne lui convient pas, il ne mangera pas.
    • Contrairement au chien qui est « glouton », le chat est « gourmet ».
    • De même que le chien, il bénéficie de l’organe voméronasal, ou organe de Jacobson, qui est un sixième sens. Il retrousse ses babines, appuie sa langue sur le palais pour permettre aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés derrière les incisives. Il envoie l’information détectée au cerveau. Ce sont particulièrement les phéromones qui sont captées.
    • Le chat s’en sert principalement pour les odeurs de congénères, par exemple urine de mâle ou de femelle en période de reproduction.
    Le goût
    • Le sens du goût est moins développé que chez l’homme. Il a entre 250 et 450 papilles gustatives, contre 10 000 papilles gustatives sur la langue d’un humain.
    Le toucher
    • Le vibrisses (les moustaches, mais il y en a aussi aux pattes, sous le menton, les sourcils) contiennent une grande concentration de récepteurs sensoriels. Elles indiquent au chat la proximité d’obstacles et aident à la localisation des proies, de jour et surtout de nuit.
    • Dans l’obscurité, elles lui permettent de détecter les variations de mouvements d’air ou la largeur d’un passage.
    • Il ne faut surtout pas les couper.
    L’équilibre et les chutes
    • Le chat a un excellent sens de l’équilibre.
    • De plus, il a des réflexes posturaux qui lui permettent de se retourner rapidement pour retomber sur ses pattes.
    • Mais il doit tomber de plus de 1,5 mètres pour avoir le temps de se retourner et les chutes au-delà du 2ème étage sont souvent blessantes, voire mortelles !

Ces temps peuvent évidemment être très variables en fonction du tempérament du chat, de son milieu de vie et du fait qu’il puisse ou non sortir.

Le changement d’habitudes d’un chat peut être un signe de problème de santé ou de comportement dont il faut trouver l’origine.

Par exemple le chat peut tout d’un coup augmenter sa fréquence de toilettage ou diminuer sa fréquence d’alimentation ou ne plus sortir, etc.

Repos
  • Il peut représenter jusqu’à 70% du temps, chez un chat adulte.
  • Quand un chat dort, c’est une phase d’enregistrement, de mémorisation et de construction du cerveau.
  • Le repos sera plus important la journée, d’autant plus s’il peut sortir.
Surtout ne jamais réveiller un chat qui dort !
  • Cela peut engendrer stress, irritabilité, donc une agression.
  • Le lieu de repos doit être calme, dans un lieu caché et en hauteur.
Déplacement, jeu, prédation, etc.
  • Un chat a deux pics d’activités quand il sort : l’aube et le crépuscule. De même, il a une activité plus importante la nuit que la journée, surtout s'il sort. C'est le moment qu'il préfère pour chasser.
  • Les chats peuvent jouer seuls, avec un objet, avec l’humain ou avec un autre chat.
  • Les jeux l’entrainent à la prédation, stimulent son développement moteur et sensoriel.
  • Ils aident également à libérer les tensions et lui permettent de se dépenser mentalement et physiquement
  • Chez le chaton, les jeux sociaux permettent notamment d’apprendre les différentes postures de communication.

Toujours veiller à ne pas monter trop haut en excitation, car la limite entre le jeu et l’agression est mince !

  • Concernant la prédation le chat est un chasseur solitaire et opportuniste. Il a un comportement instinctif et l’efficacité de ses techniques augmente avec son expérience.
Toilettage
  • Comportement de confort et d’hygiène. En général, il commence par la tête et fini par la queue.
  • Il peut également toiletter un autre chat, notamment pour déposer ses odeurs.
Alimentation
  • Un chat s’alimente en moyenne une douzaine de fois par 24h.
  • Les chats ont une nette préférence pour l’eau fortement oxygénée donc non stagnante.
  • C’est pourquoi, après habituation, ils aiment boire dans une fontaine.
  • Les gamelles d’eau doivent être réparties à différents endroits, loin de l’alimentation. Il faut changer l'eau tous les jours.

Pourquoi vermifuger ?


Les nombreuses espèces de ténias pathogènes, leur incidence sur la santé publique, parfois grave pour certains d’entre eux, justifie amplement la vermifugation régulière des carnivores domestiques.

Avant toute chose, il est important de toujours demander l’avis de votre vétérinaire.

  • Vermifugation des jeunes
    • Dès l’âge de 2 à 3 semaines au plus tard, et toutes les 2 semaines jusqu’au sevrage
    • Tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois
  • Vemifugation des adultes
    • Tous les 3 mois
    • Tous les mois pour les chats vivant en collectivité
    • Systématiquement après la découverte de puces
    • Après un séjour « exotique »
  • Vermifugation des femelles non stérilisées
    • 2 semaines avant la mise bas
    • 2 à 3 semaines après la mise basse, en même temps que les petits
Toujours demander l'avis au vétérinaire qui est la personne la plus compétente à ce sujet.